Le 30 mars 2004 La marche de la boue

Los Arcos-Logrono 28 kilomètres
Il a beaucoup plu aujourd’hui, la pluie ne me dérange pas, je m’en "fous". Ce qui est dur, c’est la boue sur le chemin, cela prend une quantité incroyable d’énergie pour avancer, mes pieds s’enfoncent dans la route comme si je marchais sur du sable mouvant.


J’ai marché 28 km dont au moins 18 km dans la boue, c’est un exploit physique. Tous les autres pèlerins ont coupé par la route. Je suis fou, mais c’est moi. J’ai connu la neige des Pyrénées alors « Whatever ! »

Arrivé à Logrono, je ressemble à ces filles qui font des combats dans la boue. J’ai marché 7 heures avec les pieds complètement mouillés et je n’ai pas eu d’ampoule. Nous attendons que l’auberge de Logrono ouvre ses portes quand Christian arrive en boitant. Il se plaint que le chemin est impraticable, Il parle avec admiration de quelqu’un qui l’a marché au complet, Il a suivi ses traces presque jusqu’à la fin. Il décrit ces pas, des petits pas rapides et constants. Il est impressionné par l’exploit de ce pèlerin:" qui a marché tout ça ?" demande-t-il. Je lève la main et je répond : « Ces pas étaient les miens ».

compostelle
Christian est un athlète de 52 ans, à qui je donne 40 ans au maximum. Il marche 40 à 50 km par jour. Il va être ralenti par une blessure (étirement musculaire) qu’il s’est faite sur le chemin de la boue. Par la suite, Christian traina cette blessure pour le reste du voyage , malgré cela, il continua courageusement son pèlerinage.

Dans le gîte, il y a avec moi des gens ¨cool¨ dont une dame de 75 ans qui fait la camino à bicyclette pour la 7è fois.

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