Le 10 avril Leon. La procession

Mansilla de la Mulas-Leon
18 kilomètres

J’ai découvert une petite ampoule sur mon orteil gauche. Depuis le début de mon pèlerinage, ce que je redoute le plus, ce sont les ampoules. Lors de mon entraînement, j’ai marché tous les jours 9 kilomètres, avec mon sac à dos, par crainte de ces petits bobos. Finalement, cela ne fait pas si mal, la douleur appréhendée est bien plus douloureuse que celle de la réalité.

Je vois régulièrement des pèlerins, qui marchent difficilement, avec les pieds couverts d’ampoules. Tous se soignent et apprennent à s’occuper d’eux-mêmes. Ils développent un rituel, une façon précise de soigner leurs blessures. Ils deviennent des experts-chirurgiens et des infirmières attentionnées les uns envers les autres. La douleur physique les accompagne, ils l’apprivoisent et en parlent à l’occasion. Quoiqu’elle soit souvent dans leurs pensées, ils continuent toujours à marcher vers Compostelle.

Ils ont, tout comme moi hier, dépassé leur limite. Nous devons respecter nos limites, et pour les respecter, il faut les connaître. C’est aussi ça grandir !

J’arrive à l’auberge de Léon à 11h30 au moment où elle ouvre ses portes. C’est certes la plus grosse auberge que j’ai vue depuis que je suis parti. Il y a beaucoup de monde, les familles profitent du congé pascal pour marcher sur le sentier jusqu’à Leon afin d'y célébrer la fête de Pâques.

Je pourrais essayer de décrire la procession de Leon avec de longues phrases agrémentées d’adjectifs, mais à quoi bon ? J’ai des photos ! Prenez le temps de les regarder !

compostelle
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