Le 18 avril Saria. La frustation

Tricastella-Saria


Mon enthousiasme me fait oublier parfois qu'il y a des gens qui doivent assumer des responsabilités familiales à ma place pour que je puisse faire ce pèlerinage. Il y a une femme extraordinaire qui est restée à Montréal et qui, en plus de travailler, doit s'occuper seule de nos deux jeunes enfants. Les journées trop remplies de tâches de toutes sortes apportent leurs lots de frustrations. Suzie fait le travail de deux personnes et parfois les mercis au téléphone ne suffisent pas.

La frustration doit s'exprimer et c'est aujourd'hui qu'elle s'est exprimée. Si j'étais au septième ciel, disons que ce jour aura été le jour où je suis passé dans le ‘‘blender’’ de la réalité ! Ayoye…

Ma blonde est en colère, elle a passé une mauvaise journée. C'est correct et ça se comprend. Je me la ferme et j’écoute. La mauvaise humeur passée, une compréhension mutuelle s'installe entre nous deux. Cet épisode me fait comprendre que je suis vraiment chanceux de l'avoir pour compagne et que je tiens vraiment à elle. Je ne connais pas d'autre femme sur cette planète qui serait capable de m'endurer. Parfois, je me demande comment elle fait.

Il y aussi deux enfants qui se demandent ce que leur père est allé faire à l'autre bout du monde. Aujourd'hui, Félix me dit : « Mais quand finis-tu ta marche papa ? Est-ce que tu arrives bientôt ? Prends donc une auto, ça va aller plus vite. »

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